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jeudi 1 décembre 2016

Poème

Vestiges du temps

Envie de poésie chaque jour affirmée
Elle a noirci les pages de mon carnet de cuir
Détenteur des secrets que je ne pouvais dire
Et à jamais couchés sur un lit de papier

Journées grises habitées par d'anciennes empreintes
Laissées sur les chemins, dans les vallées d'ici
Par le son d'une voix, cette étrange mélodie
Ramenant en mémoire de sublimes étreintes

En ces temps harmonieux des lumineux matins
La vie se confondait aux saveurs printanières
La colline aux rochers, inondée de lumière
Offrait à nos regards un magnifique écrin

Comment donc redonner un sens à ce poème
En ces jours assombris d'un monde agonisant?
Aux chemins désertés ne restent en ornements
Que les toiles mouillées de l'Epeire Diadème

Ce soir il est venu me rendre une visite
Le silencieux chat noir aux yeux verts et de feu
Comme en l'an deux mille douze* son regard lumineux
Active le souvenir de passions interdites

Les fantômes présents sur les crêtes ventées
Accompagnent encore cette part de moi-même
Que les pierres gravées, les peintures et poèmes
Conservent en témoignage d'un temps inachevé.

*: Article du 17 décembre 2012 sur ce blog.





1 commentaire:

  1. "Entre plâtre et jasmins,ton regard/était un bouquet pâle de semences./Dans mon coeur je cherchais pour te donner/ les lettres d'ivoire qui disent toujours,/toujours, toujours : jardin de mon agonie,/ton corps fugitif pour toujours,/le sang de tes veines dans ma bouche,/ta bouche sans lumière déjà pour ma mort." GACELA DE L'AMOUR IMPREVU, Federico Garcia Lorca

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