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mercredi 30 mai 2012

chapelle de Rosquelfen

Blasons de la chapelle.

Nous avons poursuivi l'étude des blasons  de la voûte et du retable avec l'appui de généalogistes et spécialistes de l'héraldique. Le moment est venu de faire le point sur ces recherches.
Suite à une discussion sur le forum de "histoires de Bretagne" (yahoogroupes), et devant une impasse liée au blason du retable (d'argent aux trois croissants de gueules, voir l'article du 30 décembre 2011 sur ce blog) nous avons vérifié l'authenticité des formes et des couleurs en échantillonnant le blason de la voûte.
Ce blason aux trois croissants est positionné sur le premier blochet de la voûte en partant du coeur et tenu par un personnage dont on aperçoit les deux mains de part et d'autre du blason. Celui-ci, comme toute la voûte de la chapelle est recouvert d'une peinture gris-bleu-vert assez indéfinissable car modifiée par le temps. Sous cette couche gris-bleu-vert, les croissants sont colorés en blanc ainsi que le blason lui-même. Ces couleurs sont compatibles avec un blason d'azur aux croissants d'argent, car la couleur azur a pu se modifier avec le temps. Pour le savoir, une analyse des pigments serait appropriée. Ce qui découle de l'examen détaillé de ce blason c'est l'absence de pigment rouge et donc de la couleur rouge sur les croissants.
Un nouveau problème se pose donc maintenant qui consiste à vérifier si les deux blasons de la chapelle ont une même origine alors qu'ils n'ont pas la même couleur.
Question: les couleurs observées sur le blason du retable sont elles les couleurs d'origine ou ont elles pu être modifiées au cours d'une étape de déplacement du mobilier ou d'une restauration ancienne, le rouge rendant les croissants plus visibles sur fond blanc que du blanc sur fond bleu?
Pour vérifier cette hypothèse il est nécessaire d'avoir l'avis des derniers experts restaurateurs du retable (société COREUM de Bieuzy-les-Eaux) et peut-être aller plus loin dans l'analyse des pigments présents. Rappelons que le retable est classé depuis août 1964 et que cette étude devra passer par les services de conservation du patrimoine qui sont seuls habilités dans ce domaine. Pour l'instant, l'hypothèse d'un blason appartenant aux de Ponthou est envisagée car cette famille est bien présente à proximité de Rosquelfen au XVe et XVIe siècle. La recherche se poursuit donc dans ce sens avec l'appui de Pierre Le Dour . A suivre donc...

lundi 28 mai 2012

poème

Le petit jardin

Sur le flanc d'un coteau boisé
Un jardin noyé de verdure
Protège à l'abri de vieux murs
Les vives couleurs de rosiers

C'est à l'aube d'un triste matin
Que boutons et fleurs épanouies
Sans un bruit se sont évanouis
Pleure alors le petit jardin

Un chevreuil est passé par là
Inspiré par les belles fleurs
Fraîches roses aux vives couleurs
Et par leur parfum délicat!

Le temps cicatrise les plaies
Comme les blessures des coeurs
Reviendront bientôt les couleurs
Aux coeurs et aux roses de mai.

Chapelle de Rosquelfen

Les travaux sur le clocher sont en cours de réalisation; la partie supérieure de la tour a perdu son enduit et le mur est en cours de renforcement et rejointoiement.
Une équipe de journalistes réalise un reportage sur le sujet les 30 et 31 mai (TF1)

 Sur la photo jointe, le clocher est  vu du nord. Son armature d'échafaudages ne permet pas encore de se rendre compte du travail réalisé sur la maçonnerie, mais il avance selon le planning établi.

jeudi 10 mai 2012

poème

Daoulas

Les dentelles de schiste
Accrochent les nuages
Dans cet endroit sauvage
Où la beauté persiste

La vallée verte s'endort
Sous sa cape de bruine
Enveloppant les ruines
De biefs qui coulent encore

Et la mémoire dérive
Dans la gorge profonde
Où les échos de l'onde
Ricochent sur les rives

Sommeil de deux milles ans
D'un ancien pont romain
Y dansent les lutins,
Passe l'eau, passe l'an!

Fier torrent bondissant
Le Daoulas lave l'or
Et offre ses trésors
A l'éphémère passant.

mardi 8 mai 2012

archéologie

L'allée couverte de Bochacoat (Lande de Gouarec, sur commune de Plélauff, Côtes d'Armor)

Lors de la rando Muguet organisée par les Korriganed Gouarec le 6 mai dernier, le circuit patrimoine est passé à proximité d'un vestige néolithique bien connu dans le pays sous l'appellation "allées couvertes de Bochacoat". Mais si le nom est connu, l'emplacement de ce qui reste aujourd'hui de cet ensemble qui comportait encore dans les années 1960, au moins deux monuments séparés, est particulièrement difficile à trouver.

Sur cette vue, on distingue l'extrémité est de l'allée  avec une pierre de couverture en schiste d'environ quatre tonnes et qui est basculée vers le nord (affaissement du pilier (ou pierre brute)de soutènement nord.
Ce vestige d'environ 5000 ans est contemporain du site néolithique du Liscuis, beaucoup plus connu et fréquenté, sur l'autre rive du Blavet (en Laniscat).




 Sur cette vue, c'est la partie ouest de l'allée couverte de Bochacoat qui est visible avec une dalle de couverture encore en place. Les dalles pariétales sont affaissées vers le centre de l'allée du fait de la pression latérale; l'ensemble n'étant plus tenu par le tertre de recouvrement qui a disparu. Ce monument funéraire correspond à une sépulture collective de sédentaires installés sur place et développant l'agriculture. L'abondance de tels monuments (pas toujours respectés comme ils le devraient) témoigne de l'occupation du territoire par des groupes humains organisés et dès 6000 ans avant notre ère.

mardi 1 mai 2012

chapelle de Rosquelfen

La nouvelle tranche de travaux vient de débuter sur le clocher de la chapelle de Rosquelfen. Comme indiqué dans l'article précédent, ces travaux vont consister à réduire les désordres de maçonnerie constatés, supprimer les fissures et remplacer les pierres trop fragilisées. Ces travaux sont réalisés à nouveau par l'entreprise Le Boulzec de Pommerit-Le-Vicomte.

Sur cette vue, c'est la face nord du clocher et son habillage d'échafaudages qui est visible. La même installation est faite sur les deux autres faces.
Cette seconde vue prise sur le côté nord de l'entrée principale du clocher (face ouest) montre le réemploi d'un bloc de granite sculpté (deux sommets de colonnes) qui se trouvait vraisemblablement sur l'entrée ouest de la nef avant la construction du clocher, entrée du XVe siècle donc, démontée au moment de la construction du clocher et placée dans la nouvelle entrée du XVIIe siècle. L'un des blocs de granite en dessous est fendu sur toute son épaisseur (flambage vertical), ce qui dénote des contraintes anormalement élevées sur ce côté nord de l'ouverture.